Préambule

Je tiens à remercier les plus de 2600 personnes qui ont consulté et qui consultent toujours ce blog (un peu intellectuel! il faut le dire. D’où leur mérite!) et tout particulièrement Monsieur Camille Busson, auteur de « Essai impertinent sur l’Histoire de la Bretagne Méridionale. Les hommes de Téviec dans l’ombre des phéniciens. » Paris: L’Harmattan, 2005, qui vient de m’envoyer (22 mai 2008) le message suivant:

Je n’ai pas manqué de visiter votre blog consacré à la Presqu’île de Quiberon et j’ai été enthousiasmé par l’importance et la qualité du travail auquel vous vous êtes livrés. Comme vous me l’avez suggéré, je me suis permis de rédiger les premiéres observations et commentaires qui me sont venus sur le chapitre I . Je vous les transmets ci-aprés (les autres à suivre début Juin à mon retour du Canada) .

> **Le drapeau historique Breton :La « Kroaz Du » ( Croix Noire) n’était pas le drapeau historique de la Bretagne. On ignore si les Rois de Bretagne en avaient un et à quoi il pouvait ressembler. Le « Kroaz Du » aurait été accordé comme « signe de reconnaissance » en 1188 par le Pape aux Croisés Bretons, tout comme la Croix Rouge sur fond blanc pour les Croisés anglais, la Croix Blanche sur fond bleu pour les Croisés français, la Croix de Saint André blanche sur fond bleu pour les Croisés écossais (alliés des Français), la Croix de Saint André rouge sur fond blanc pour les Bourguignons, alliés des Anglais. Depuis le haut moyen-âge, les troupes bretonnes utilisent pour couleurs identitaires le « Noir et le Blanc ». L’hermine heraldique (hermine plain) identifiant la Bretagne apparait en 1212 avec le prince Pierre de Dreux (imposé par le Roi de France Philippe Auguste). Tous ses successeurs retiendront cet hermine plain pour identifier la Bretagne et leurs prétentions à régner sur la Bretagne indépendamment du Roi de France.
Le « Gwen ha Du » actuel, date de 1923. Selon son créateur Morvan Marchal, ce drapeau se veut être un « emblème moderne de la Bretagne avec dans le coin à gauche un quartier innombrable d’hermines (associé à ) neuf bandes égales alternativement noires et blanches, couleurs traditionnelles, lesquelles représentent : les Blanches, les pays bretonnants : Léon, Trégor, Cornouailles, Vannetais ; les Noires les pays bretons gallos: Rennais, Nantais, Dolois, Malouins, Penthiévre.

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Album I

Drapeau breton, formation géologique, Mégalithes, Camp Venète

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Chapitre I (La Presqu’île de Quiberon)

Jean-Michel & Marcienne vous proposent de les accompagner dans un voyage culturel et touristique à travers la presqu’île de Quiberon en cinq étapes et/ou en cinq albums de photos.
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Chapître I (La presqu’île de Quiberon)
La formation géologique, le drapeau, la préHistoire, les Mégalithes, le camp Vénète

Le drapeau historique n’est pas celui, blanc et noir (GWENN HA DU) qui est communément connu, mais la croix noire sur fond blanc, lequel ressemblait trop à un drapeau allemand et a donc été remplacé après la première Guerre Mondiale. Il est composé de 9 bandes : 5 noires et 4 blanches, représentant les provinces traditionnelles de Bretagne de langue gallaise et de langue bretonne.
. Formation géologique de la presqu’île
La presqu’île de Quiberon constitue un microcosme bien délimité de 6 kms de long et 2km de large, deux communes : Quiberon (5200 h.) et Saint-Pierre Quiberon (2200 h.) appartenant à la partie sud de la chaîne hercynienne bretonne. Jusqu’au XVIeme siècle la presqu’île était en fait une île que les apports d’alluvions ont rattachée au continent par un isthme étroit, un cordon de sable et de galets, sorte de môle naturel servant de brise-lames à la Baie, une vaste baie qui a été souvent utilisée par les navires de guerre pour leurs manœuvres et leurs tirs; c’est aussi une rade vaste et sûre, qui offre partout un bon mouillage (Avis aux voileux)
A la pointe de l’isthme, là où la route nationale coupe la ligne de chemin de fer (Paris-Quiberon) le tombolo (début de formation d’un isthme, partie émergée de la chaîne sud) s’effrite encore, s’étrécit jusqu’à leur laisser tout juste passage entre les deux plans d’eau. Il arrive qu’une tempête d’hiver menace de rendre à Quiberon son insularité. A long terme, le réchauffement de la terre la menace aussi.
Sur l’impulsion du Ministère de la Marine en 1880, fut construite une ligne de chemin de fer, inaugurée en 1882, pour le transport des marins.
Les panneaux bilingues sont des signes extérieurs de la « bretonnitude » ! Kiberen = Quiberon = village sur le promontoire, ce qui correspond à la situation topographique de la ville.
Mégalithes: Menhirs, Cromlechs, Alignements, Dolmens, Tumulus
La presqu’île est habitée au moins depuis le mésolithique (10.000 B.C.), comme avéré par les nécropoles découvertes à Hoëdic et sur l’ilôt de Téviec. Le mésolithique de Téviec est la civilisation la plus ancienne connue dans le Morbihan. La découverte de 37 squelettes entre Téviec et Hoëdic, de ce qu’il est convenu d’appeler « L’homme de Téviec », est due à deux archéologues de Nancy (cf. Museum de Toulouse!). Le sable doit recouvrir d’autres vestiges de la même époque. Résumons: les Celtes sont parvenus dans la péninsule armoricaine vers l’an 700 B.C., imposant une langue unique, le celte, et une religion unique, le druidisme. A l’aube du 1er millénaire B.C. les Venètes, des navigateurs commerçants, s’installent en Bretagne sud aux côtés des colons phéniciens. Ils devront se soumettre aux Romains en 56 B.C. Immigration bretonne et christianisation de l’Armorique commencent au 5ème siècle de notre ère…
Toute la péninsule armoricaine est parsemée de mégalithes. Zacharie Le Rouzic en a fait l’inventaire dans les années 1900. Beaucoup de ceux-ci ont été démantelés, bouleversés, souvent totalement effacés depuis. Ils se réduisent parfois à quelques chicots émergeant parmi les ajoncs. Des Tumulus ont été rasés, au mépris de la protestation des Monuments historiques. D’autres ont été accaparés par les collectionneurs; en 30 ans beaucoup (30%) avaient disparu. En fait, quoique Carnac soit la capitale du monde mégalithique, ils ne sont pas caractéristiques de la péninsule armoricaine; on en trouve partout en Europe, Afrique, Corée. C’est l’Aveyron qui contient le plus de dolmens (!) mais c’est le Morbihan qui occupe la première place quant à ces monuments mégalithiques en général. Il n’existe pas de récits écrits sur les mégalithes, à la différence des Pyramides. Il faut se contenter de lire les messages inscrits dans les dispositions architectoniques de ces pierres, comme nous le verrons.
1) Menhir = pierre longue, dressée (debout). Deux noms bretons MEN et HIR
– Menhirs de Portivy, de Keridenvel, – Menhir couché à Quiberon, un lieu de méditation pour Anatole France, dit-on, accompagné de son égérie Madame de Caillavet. – Menhir de Manémeur – Faux menhir, fabriqué en 1930 devant la maison de vacances de la SNCF à Quiberon à partir d’une grosse pierre ramassée sur la plage en face; – Menhir en plein centre de Quiberon, transplanté de l’esplanade du Château Turpault pour servir de monument aux Morts
Magnifique menhir de Goulvars, caché dans les tuyas, granite de 4m de haut, probablement enlisé dans plus d’un mètre de sable dunaire récent.
« Jean  » et « Jeanne » (ainsi surnommés, dit-on, pour rappeler les amours du sieur de Manemeur) – « Le bonnet d’évêque »
2) Cromlech associés aux alignements, des enceintes mégalithiques, menhirs disposés en cercles, en ovales ou en hémicycles. ils entouraient des tertres funéraires. Ils pourraient aussi délimiter la frontière entre le monde d’Ici-Bas et le monde de l’Au-delà, à l’intérieur desquels seuls les prêtres et les chamans pouvaient pénétrer. 2 photos du Cromlech de SPQ
3) Alignements : Rangées en files parallèles et généralement orientées du nord-ouest au sud-est, les plus grands blocs étant au nord-ouest. Ils ont une signification religieuse. Photos récentes (et en 1904 sur une carte postale !) des Alignements de Saint Pierre Quiberon
4) Dolmen = table de pierre, de lourdes dalles (pierre couchée)
Dolmen de Port Blanc à couloirs parallèles (travaux pour le préserver)
Dolmen à couloirs de Quiberon (déviation de la route)
Dolmen de Roch-en-Auch 4500 B.C. à galerie et encorbellement possède une chambre carrée exposée au sud-est. Selon la légende, Saint Roch passait près du dolmen à cheval, celui-ci glissa sur la pierre qui garda l’empreinte du fer. Depuis, pour obtenir des vents favorables on vient frapper dans les trous avec un marteau.
Sans aucun doute, des considérations astronomiques ont présidé à l’érection de ces monuments. Alignements et menhirs étaient disposés sur les lignes de force des courants telluriques. Ces champs de menhirs étaient vraisemblablement consacrés aux morts, les dolmens en particulier étaient des tombeaux réservés à des chefs. Les chercheurs de trésors ont fouillé ces tertres, comme auront été fouillés d’autres monuments célèbres…
5)Tumulus : Camp venète de Beg-en-Aud. Age du fer (800 B.C.). Tumulus de 50 mètres de long et 5 mètres de haut pourrait être une tombe scandinave et a servi de talus de défense aux habitants de la pointe.

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